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LIGNÉE AUBIN /THOMAS/THOMAS SAINT-AUBIN

Le couple fondateur

Bien que cette famille compte de nombreux frères et sœurs, le présent texte met l’accent sur Joseph THOMAS SAINT-AUBIN I (v. 1725-1821) marié à Marie Anne DENYS (v.1740-avant 1817). C’est particulièrement à ce couple que se rattachent les descendants actuels de la lignée AUBIN présents au Québec.

Lors de la Révolution américaine (1777-1783), on signale la présence de Joseph sur la rivière Sainte-Croix et à Boston, où un bon nombre de Malécites se sont rangés du côté des Américains contre les Anglais. Une fois la guerre finie, les Malécites sont priés de rentrer chez eux. Le retour est pénible pour ces autochtones parlant Français et papistes alors que la partie basse de la rivière Saint-Jean abrite maintenant quelques 10 000 Loyalistes en provenance des États-Unis qui y ont trouvé refuge.

On signale sa présence ensuite au Madawaska. C’est finalement dans le village autochtone situé sur la rive ouest de la rivière Verte, en face du village de l’Isle-Verte, qu’il semble s’installer à demeure.

Marie Anne DENIS (v. 1740-v.1812), son épouse, est la fille de Jean-Baptiste DENIS et de Françoise NEPTANE (NEPTON), tous deux Malécites. Cette famille est très présente dans l’histoire des Malécites du Québec et on compte de nombreux actes qui font état de ses déplacements sur la rive sud du Saint-Laurent.

Joseph THOMAS SAINT-AUBIN I, veuf, est inhumé à L’Isle-Verte le 16 mai 1821, à l’âge de 96 ans.

Enfants du couple Joseph THOMAS SAINT-AUBIN I et Marie Anne DENIS

Joseph et Louis THOMAS SAINT-AUBIN

Deux des membres de cette famille attirent particulièrement l’attention: Joseph II (1745-1841) marié à Marie BERNARD et Louis (1769-après 1869) marié à Marguerite LAPORTE puis à Elisabeth PERGER-PELNIER-BERNIER).

C’est à eux qu’est concédée, pour le bénéfice d’une trentaine de familles, un lopin de terre à la limite sud de la Seigneurie de L’Isle-Verte et du fief Villeray. Bien qu’éloignée du bord du fleuve, la position est stratégique car elle donne accès à tout l’arrière-pays pour des fins de chasse et de trappe.

Le township des Sauvages à l’arrière de l’Isle-Verte

L’établissement se développe rapidement. Malheureusement, la pandémie de 1832-33 qui frappe la rive sud met temporairement fin à l’aventure. Il faudra attendre 1837 pour y voir un timide retour.

Alors qu’il avance en âge, Joseph s’installe de façon permanente à la Pointe Lévis. Il y décède en 1842, à l’âge de 82 ans.

1852 Viger devient réserve

Louis lui succède comme Grand chef et entreprend de regrouper les Malécites dispersés. Les temps sont durs pour les Malécites. Les lieux où ils avaient trouvé refuge sont devenus inhospitaliers devant l’envahissement de l’industrie du bois et la colonisation : Point Lévis, Pointe aux Bouleaux, embouchure de la rivière Mitis, etc.

L’ancienne concession, qui deviendra  officiellement la Réserve de Viger en 1852, reprend vie.

Joseph Thomas Saint-Aubin II (1759-1841)
     & Marie BERNARD (  -1818)

1759

On présume à cette date la naissance de Joseph THOMAS SAIUNT-AUBIN.

Avant 1786

On présume également là cette date le mariage de Joseph et de Marie BERNARD, tous deux qualifiés dans divers actes de Malécites de la Rivière Saint-Jean. Marie BERNARD est la fille de Noël BERNARD, concessionnaire de la réserve de Tobique. En 1801. Les BERNARD sont très présents dans les événements qui marquent l’histoire de l’établissement de Viger.

1812-1814

Comme plusieurs autres Malécites Joseph prend part aux combats qui opposent les Américains qui envahissent le Canada et les Anglais.

1817

Plusieurs documents signalent la présence de Josp^he THOMAS SAINT-AUBIN, veuf, en divers endroits de la Rive sud du Saint-Laurent ainsi qu’à la Malbaie.

1827

Joseph est l’un des concessionnaires du Township des Sauvages à l’arrière de L’Isle-Verte, avec son frère Louis.

1832

Joseph se voit confirmer son titre de Grand chef des Amalécites de Viger par un certificat décerné par le Gouverneur militaire de Québec.

1837

Si l’on tient compte d son grand-âge,  il est possible d’affirmer que Joseph demeure de façon permanente à la Pointe Lévis. Il y décède le 10 juillet 1841 à l’âge de 82 ans.

Enfants de Joseph THOMAS SAINT-AUBIN & Marie BERNARD

Antoine (1786-  )

Judith (1791-1876)

Noël (1799-1880)

François (1807-1881)

Pierre (1811-1830)

Marie Ursule (1814– après 1851) 

Jacques Joseph (1817-1821)

Marie Elisabeth

Joseph Louis (  -1811)

Etienne

Louis THOMAS SAINT-AUBIN (1766-1869)
     & Marguerite LAPORTE(1784-1820)
     & Elisabeth PERGER/PELNIER/BERNIER, (v.1793-1836)

1766-1769

Naissance probable de Louis.

1820

Décès de Marguerite LAPORTE à l’Isle-Verte.

1828

L’un des deux concessionnaires du territoire situé à l’arrière de L’Isle-Verte, Louis épouse Élisabeth BERNIER, veuve de Pierre PAUL.

1842

Louis devient Grand Chef et entreprend de ramener les Malécites dispersés sur la concession de Viger.

1852

Dans le cadre d’un Programme de mise en réserve de parties de territoire pour un usage réservé aux Indiens. L’ancienne concession Viger devient réserve.

1860

Maintenant âgé d’environ 90 ans, Louis fait une déclaration dans laquelle il s’insurge contre la pratique gouvernementale de création de clubs privés qui obtiennent des droits exclusifs sur la pêche au saumon. Il s’oppose également à la division en lots de la réserve de Viger et à la rétrocession de cette dernieère.

1869

Un simulacre d’élections organiséée à Cacouna destitue le vieux chef Louis THOMAS SAINT-AUBIN et le remplace par son fils Etienne.

On ignore ce qu’il advient du vieux chef. Il serait alors âgé de 103 ans.

Enfants de LOUIS THOMAS SAINT-AUBIN

& Marguerite LAPORTE  (1784-1820)

Jean (1809-  ) & Victoire SIOUI

Jean-Baptiste (1810-1886) & Angélique POLIS HIHOLETT

Françoise

Pierre & Marie PAUL

François Xavier & Claire LAPORTE

Catherine

Thérèse

André & Josephte Suzanne PAUL

Anastasie

& Elisabeth BERNIER (1793-1836)

Thérèse & Ambroise BERNARD

Pierre

Angélique (1833– av. 1880) & Thomas Nicolas JOSEPH

Endroits fréquentés par les THOMAS SAINT-AUBIN

Compte tenu de leurs liens de parenté avec plusieurs autres familles malécites du Madawaska, les THOMAS SAINT-AUBIN ont toujours fréquenté régulièrement tout le territoire du Témiscouata et du Madawaska.

Mais ils semblent apprécier les déplacements, car on signale leur présence aussi bien à Gaspé qu’à Bécancour.

L’arrière-pays de Rimouski

Plusieurs membres de la Lignée THOMAS SAINT-AUBIN ont semblé préférer s’installer sur les Terres de la Couronne à l’arrière de Rimouski, à la hauteur de ce qui sera plus tard le site de Sainte-Blandine. La rivière Rimouski sillonne ce territoire.

Il s'agit lè principalement de leur établissement d’hiver, dont les activités principales sont la chasse et la trappe.

Durant la belle saison, les familles partent s’installer à l’embouchure de la rivière Mitis où le saumon abonde.

Il faudra un certain temps avant que la colonisation les rejoigne.

1869

Après la rétrocession de Viger, des familles THOMAS SAINT-AUBIN tentent de s’installer sur le Rive Nord, allant même jusqu’à Chicoutimi.

WHITWORTH

En 1876-1877, des familles THOMAS SAINT-AUBIN sont présents lors de la tentative d’établissement à cet endroit.

La Matapédia

À partir de 1840, les Malécites présents sur la rivière Mitis sont forcés de se déplacer bers la grève de sainte-Flavie et même au Bic, lorsque débute le harnachement de la rivière Mitis.

Est-ce le fait de la construction du  nouveau tracé du Chemin Kempt reliant Sainte-Flavie à Campbelton, est-ce la venue du chemin de fer Le Grand Tronc dans l’ est plusieurs familles AUBIN sont présentes dans la région: Causapscal, Saint-Léon –le-Grand, Amqui, etc.

Description: Le chemin Kempt – Comité du Patrimoine de Padoue

La ligneé THOMAS SAINT-AUBIN

Certificat reconnaissant le titre de Grand Chef des Amalécites de L’Isle-Verte de Joseph THOMAS SAINT-AUBIN.

1827 - Le township des Sauvages à l’arrière de L’Isle-Verte

Extrait de la carte de Joseph Bouchette, arpenteur général du Québec 1832–

En bas, au centre, les Indian Lands, traversées par la rivière La Fourche qui se jette dans la rivière Verte. En haut, à gauche: la presqu’île de Gros-Cacouna. À cette époque, le Chemin du Roi, appelé à cet endroit la Route de l’Anse Verte, longeait scrupuleusement la rive avant de contourner le village indien et de rejoindre la rivière Verte où on pouvait traverser à gué ou à l’aide d’un bac. C’est du côté gauche de l’embouchure de la rivière, au centre, que se situait le village ancestral malécite avant qu’il soit relocalisé à l’arrière du fief Villeray et de la seigneurie de l’Isle-Verte en 1826-1827.

Les habitations malécites étaient regroupées le long de la rivière La Fourche

1845

  • Lorsque les Malécites reviennent sur les terres de Viger, la situation a bien évoluée. La colonisation a progressé et le reste du township est maintenant divisé en lots. Selon leur coutume, les Malécites n’ont pas et refuseront de le faire divisé leur territoire en lots. Les champs cultivés sont situés à l’avant près de la limite de la seigneurie. Les habitations sont regroupées derrière la montagne, le long de la rivière La Fourche. La partie arrière est réservée pour la cueillette du bois d’œuvre et de chauffage.

INDIAN VILLAGE AT POINT LEVI  (Aquarelle d’Anne Langton) 

C’est probablement dans l’une de ces habitations que Joseph THOMAS SAINT-AUBIN II est décédé en 1842, à l’âge de 82 ans. Il s’agit de maisons en bois, donc destinées à être habitées à l’année. Cet endroit est situé près du fleuve, à proximité de l’Anse aux Sauvages à l’est de la Pointe Lévis.

La rivière Matapédia

La rivière Matapédia, rivière à saumon exceptionnelle, a certainement joué un rôle dans l’établissement des familles AUBIN à cet endroit

La maison des AUBIN à Causapscal

La maison des AUBIN à Causapscal

Jean Marie AUBIN

Premier Grand chef élu en 1989

Gaétane AMPLEMENT (gauche) & Jean Marie AUBIN (droite)

Premier Grand chef élu en 1989

  • Sur le territoire de l’ancienne réserve de Viger (Atonikek)

Jean-Marie AUBIN, Premier Grand chef élu en 1989 et Albert Launière

François-Xavier (Frank) AUBIN (au centre avec les bras croisés & Laurina COSSETTE (à sa droite)

François-Xavier «FRANK» Aubin né à Cacouna le 19 octobre 1881 épouse à Saint-Léon-le-Grand le 19 avril 1910 Laurina Cossette née à St-Tite-des-Caps le 07 mars 1894.

De cette union sont nés : Almaïde, Zénon, Alphonsine, Louis, Cécile, Marie, Germaine, Rita, Jean-Marie, Philippe et Émeline. (dont trois enfants sont décédés de la grippe espagnole et trois sont encore vivants).

La famille réside d'abord aux Étangs du Lac-Humqui sur la 195, entre Saint-Léon-le-Grand et Lac-Humqui, pour ensuite vivre à Saint-Léon-le-Grand dans la grosse maison au village jusqu'en 1948, puis elle déménage à Montréal. Cette maison est toujours érigée dans le village.

François-Xavier Aubin (Frank) et son épouse Laurina Cossette dans sa première voiture vers 1910.

Frank au violon et sa fille Germaine

François-Xavier (Frank) AUBIN à 72 ans

Frank AUBIN & Louis AUBIN

Malvina (AUBIN), Oscar et Omer D’OSTIE

Omer D’OSTIE & Malvina AUBIN, sœur de Frank

Chalet AUBIN

Chalet AUBIN

Maison de Frank AUBIN à Saint-Léon-Le-Grand

Philippe AUBIN, fils de Frank AUBIN

Philippe AUBIN, fils de Frank AUBIN à son mariage

Emeline AUBIN & Gilles CARLE

Emeline AUBIN